ENQUETE PUBLIQUE DE L'A45
Réunion publique à RIVE DE GIER - Mardi 16 janvier 2007
1, Cette réunion a été organisée par la préfecture de la Loire et la commission d'enquête à la demande de 3 associations de la Sauvegarde des Coteaux du Jarez dans le but de mieux informer le public sur le projet. Bien qu'il y ait eu 2 réunions de travail préalables, le 5 janvier à La Talaudière (200 personnes) et le 8 janvier à Cellieu (30 personnes), cette seule réunion "publique" arrive trop tard, à 4 jours de la clôture de l'enquête.
La Chambre de Commerce et d'Industrie de la Loire et l'Association des Riverains de la Vallée du Gier avaient appelé les pro A45 à venir en nombre tandis que la Sauvegarde des Coteaux du Jarez, la Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais et les Verts avaient rassemblé de très nombreux opposants au projet.
2, J'ai rappelé que nos associations des 2 Sauvegardes sont
solidaires des usagers et des riverains de l'A47 ; nous comprenons les soucis des entreprises de la Loire. Comme eux, nous voulons que les conditions de circulation deviennent meilleures dans la vallée du Gier. Mais, contrairement à eux qui se sont focalisés sur le projet A45, nous avons cherché des réponses plus sûres que de construire une deuxième autoroute.
Car, en quoi la perpective de l'A45 dans 10 ou 15 ans, si elle se fait, pourrait améliorer la situation actuelle ? Est-ce que cet espoir, aléatoire, peut calmer l'automobiliste coincé chauqe matin et chaque soir à Givors ? Est-ce que le riverain qui évite d'ouvrir sa fenêtre pour échapper aux nuisances automobiles est rassuré de savoir que dans 10 ou 15 ans, il y aura, peut-être un allègement du trafic ?
D'ailleurs, si l'A45 se fait, où iront les véhicules coincés dans un embouteillage ? Ils n'auront pas d'autre alternattive que d'encombrer les villes de la vallée.
3, Compte-tenu du pétrole moins abondant, de l'environnement plus menacé, du réchauffement de la planète plus inquiétant,
en 2020, l'A45 sera dépassée ! Et nous aurions toujours une A47 qui aurait peu évolué, transformée en boulevard urbain avec des vitesses limitées. On y retrouverait le fort trafic local (environ 75 %) et le trafic de transit en direction de l'Est et de la vallée du Rhône (ces automobilistes ne remonteront pas jusqu'à Brignais pour redescendre sur Givors).
4,
Avec le projet A45, l'Etat présente des projets annexes, complémentaires à financer par les budgets publics : l'échangeur aux Sept Chemins avec l'A450 : 37 M €
le COSE, Contournement Ouest de St Etienne, sans les échangeurs : 240 M €
l'A47 : 84 M €
L'ensemble constitue le programme A45 ; l'enquête publique ne porte que sur le projet A45 ; il n'y a donc aucun engagement de l'Etat à réaliser les mesures annexes.Rappels : le Conseil Général du Rhône "ne mettra ps un €uro sur l'A45" ; le Conseil Régional ne versera pas d'argent pour les routes : le budget transports fioance en priorité les alternatives.
En plus de celles-ci, le dossier évoque
: "Avec l'A45, des mesures complémentaires d'optimisation de l'usage du réseau ferroviaire (essentiellement : intégration tarifaire, offre cadencée à 30 mn toute la journée, desserte fine tram-train dans la vallée du Gier) permettent de compenser les effets négatifs occasionnés par A45, mais aussi d'augmenter la part de marché du ferroviaire (de 5 %). Estimées à 144 M €, ces mesures sont à considérer comme des mesures d'accompagnement du projet A45." Aucun engagement mais elles pourraient être réalisées, après l'A45.
Une augmentation de 5 % de la part de marché du TER correspond à une fréquentation de 36 000 passagers par jour, soit le double d'aujourd'hui. De quoi enlever des milliers de voitures de l'A47 ! Si on peut obtenir un résultat aussi grand en dépensant une somme modeste, il faut le faire maintenant ! Pas peut-être, pas dans 10 ou 15 ans !
Suite des sujets que j'aurais voulu aborder à cette réunion, dans les articles suivants.
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