Vendredi 28 Mars, près d'une centaine de personnes venues des communes concernées par le tracé de l'éventuelle A45, de Saint-Joseph à La Fouillouse, se sont déplacées pour
rencontrer les responsables du collectif, la Sauvegarde des Coteaux du Jarez.
Avec le compte-rendu des activités de l'association, les adhérents et les sympathisants ont constaté avec satisfaction
que malgré le sentiment que "tout est joué", le pessimisme
et le fatalisme des certains habitants, les militants maintiennent les actions de sensibilisation et d'information.
Les domaines d'actions sont divers : participation à des rencontres nationales ou locales pour continuer de s'informer et parler du projet, entrevues avec des élus pour leur rappeler que le
projet de la DDE42 pour réhabiliter l'A47 dort toujours dans les tiroirs de l'Equipement, préparations d'actions communes avec les autres collectifs opposés au projet, consultations d'avocats en
vue d'une éventuelle action juridique, participation aux présentations des documents d'urbanisme de Saint-Etienne Métropole.
Les deux co-présidents Bernard Virieux et Julia Lourd ont énuméré les irrégularités, les erreurs et les imprécisions constatées dans le rapport de l'enquête publique. "L'avis positif n'a pas
été donné à l'unanimité par la commission d'enquête, et si deux commissaires ont voté non à l'utilité publique, cela change la valeur de l'avis", a mentionné M. Marcel Petiot, ancien maire de
Chagnon, qui était intervenu à l'époque dans la presse pour critiquer ce rapport.
Malgré ce premier avis officiel qui nous est contraire,
Bernard Virieux, a rappelé que le projet A45 n'est pas encore décidé et que même si la
Déclaration d'Utilité Publique était prononcée, il resterait encore des chances de faire annuler ce projet coûteux qui se révélera inutile en 2020. Il a d'ailleurs cité le député, François
Rochebloine, qui nous avait affirmé à l'époque, que "tant que le premier coup de pioche n'est pas donné, un projet peut être annulé".
Pour illustrer et synthétiser l'ensemble de l'action du collectif, un diaporama venait souligner que les faits nous donnent raison et préciser
l'intérêt
de l'alternative au projet A45 que nous proposons
-
elle est seule en mesure de répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures
-
elle s'appuie sur des projets en cours (PDU de Lyon et de Saint Etienne, réhabilitation de l'A47)
et des politiques existantes (région Rhône-Alpes avec le
ferroviaire)
-
elle correspond tout-à-fait aux préoccupations de tous et des politiques si on en juge d'après leurs discours, avec quelques exemples à l'appui : le Président de la République
dans son discours d'ouverture du Grenelle de l'Environnement, Jacques Chirac dans son discours de Johannesburg, Michel Thiollière dans son discours d'accueil à la réunion stéphanoise du
Grenelle
-
elle vise la réduction du trafic routier, seule façon sûre et pérenne de respecter l'environnement, de lutter contre le réchauffement climatique et
de garantir une circulation plus fluide et plus sûre ; pour atteindre cet objectif, il faut donner la priorité aux transports collectifs urbains et inter urbains, sans la concurrence de
l'A45.
Des extraits du dossier d'enquête publique ont montré les impacts négatifs de l'A45 sur l'environnement (en 2035, 50 000 € par jour), sur la stérilisation de terres agricoles et sur la consommation
énergétique.
Le trafic routier pourra évoluer selon deux hypothèses, à la hausse ou à la baisse. Quelque soit l'hypothèse, l'A45 se révélera inutile pour soulager durablement l'A47. En effet, si le
trafic continuait sa progression, M. Edmond Luca expert en transports publics, a démontré que 3 ans après la mise en service de l'A45, l'A47 retrouverait sa charge de trafic actuelle ; alors
à quoi aurait servi l'A45 ? Mais si les automobilistes, à cause des dépenses croissantes pour se déplacer et de la baisse de leur pouvoir d'achat, parce qu'ils voudraient participer à la
préservation de leur environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique, se mettaient à rouler moins, alors on assisterait à la baisse générale du trafic routier que l'on constate
d'ailleurs entre Givors et Rive de Gier ; si c'était le cas, l'A45 n'aurait servi à rien.
La réunion s'est poursuivie par un échange avec la salle puis les discussions se sont prolongées en buvant un verre de jus de fruits local.
Nous nous sommes quittés, réconfortés : les responsables parce que le public était venu nombreux et les habitants parce qu'ils ont constaté que le collectif est toujours aussi déterminé à faire
ouvrir les yeux des décideurs obnubilés par ce projet trompeur.
SAUVEGARDE DES COTEAUX DU JAREZ
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